Entre temps l'article 22 de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques annonce que les sièges des ambassades son inviolables, rappelle le juriste Paoul Kalinitchenko.

« L'ambassade se trouve sous la juridiction de l'Etat représenté par cette ambassade. D'habitude l'Etat sur le territoire duquel se trouve l'ambassade ne peut pas exercer des fonctions publiques envers cette ambassade. Je pense que l'Équateur peut soulever la question sur la violation de la convention ».

Cependant, les autorités britanniques invoquent leur loi sur les représentations diplomatiques de 1987. Selon cette loi, la police peut pénétrer dans le siège de l'ambassade si elle est utilisée d'une façon illégitime. Du point de vue de Londres l’Équateur n'a pas le droit de cacher Assange que les Britanniques ont accepté d'extrader en Suède où il est accusé d'agressions sexuelles. Assange annonce à son tour que l'affaire de l'agression sexuelle est un prétexte inventé. En réalisé il s'agit d'un complot entre ces Etats avec les Etats-Unis qui accusent Assange d'espionnage en raison de la publication sur Internet des documents secrets.

Craignant pour sa vie, Julian Assange a demandé à l'Equateur l'asile politique. La décision officielle doit être prise aujourd'hui. L'Equateur considère les menaces des autorités britanniques d'arrêter coûte que coûte Assange comme un geste illégitime et inamical, a souligné l'ambassadeur d'Equator en Russie Patricio Alberto Chavez Savaga.

« L'Equateur considère ce geste comme inamical, agressif et inadmissible. C'est le non respect de notre souveraineté. Bien sûr que nous donnerons une réponse stricte. C'est un précédent très dangereux qui ouvre les portes à la profanation de l'espace diplomatique ».

Un grand scandale diplomatique peut s'éclater, croit le diplomate russe, ex-ambassadeur de Russie en Libye et en Tunisie Alekseï Podtserob.

« Quand l'Allemagne a attaqué l'Union Soviétique, les Allemands qui méprisaient le droit international n'ont pas pris d'assaut notre ambassade à Berlin. L'asile politique a été plusieurs fois accordé sur le territoire des ambassades. Les juristes discutent si l'on peut le faire où pas, mais dans la pratique cet asile est accordé ».

Entre temps, le porte-parole du Ministère des affaires étrangères de la Grande-Bretagne a déclaré aux journalistes que dans une semaine l'ambassade équatorienne peut être prise d'assaut. Cependant, les autorités britanniques espèrent résoudre cette question à l'amiable. /L