17 décembre 2012, 17:21

L’Etat s’en prend aux universités privées

L’Etat s’en prend aux universités privées

Le ministère russe de l’Education continue de faire le ménage. Après avoir inspecté les établissements d’enseignement supérieur publics, les fonctionnaires se sont penchés sur la qualité de l’enseignement dispensé par les établissements privés. Selon les résultats, plus de la moitié des établissements sont jugés inefficaces.

« Plus de la moitié », cela ne représente que 41 établissements d’enseignement supérieur privés et 55 filiales. Alors que la Russie compte en tout plus de 1 100 établissements privés. Seulement 167 ont accepté de se soumettre aux inspections du ministère alors que d’autres les ont boycottées en estimant que les fonctionnaires avaient une approche partiale ». Il se peut qu’ils ont eu tout simplement peur et ont donc préféré de ne pas attendre le verdict. Le fait est que nombreux sont les établissements privés qui ne dispensent pas de formation mais ont pour seul but de gagner de l’argent, explique Alexeï Kazak, délégué aux droits des étudiants en Russie.

Il faut évaluer par d’autres moyens l’efficacité d’un établissement, est convaincu Vladimir Avtomonov, membre correspondant de l’Académie des sciences de Russie et directeur de recherche à la faculté d’économie de l'Université nationale de recherches « École des hautes études en sciences économiques » (EHESE).

«La communauté scientifique est parfaitement capable de donner son opinion sur tel ou tel établissement privé. Par exemple, dans le domaine de l’économie et de la gestion, une association réunissant les meilleures universités russes spécialisées en économie et gestion est disposée à évaluer les établissements. On verra alors quels établissements privés doivent être fermés. Mais il existe des établissements non-publics dispensant des formations de très haute qualité. Par exemple, l’Ecole russe d’économie. C’est un établissement privé mais il est excellent. Il faut juger au cas par cas en tenant compte de la spécificité de chaque établissement ».

Les établissements jugés inefficaces ne seront pas obligatoirement fermés. Mais, pour l’instant, le ministère de l’Education n’est pas en mesure de proposer de plan de restructuration de ces établissements.

Le ministère veut inspecter tous les établissements privés, mais ceux-ci ne sont pas tous d’accord. Tôt ou tard il leur faudra trouver un compromis : le ministère devra revoir ses critères d’évaluation, alors que les établissements privés devront apprendre à dispenser une formation de haute qualité. Les experts estiment qu’une nouvelle inspection s’impose, mais cette fois les établissements privés et publics devront être sur un pied d’égalité. T

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