8 janvier 2013, 17:23

Une comète au rendez-vous avec le Soleil

Une comète au rendez-vous avec le Soleil

En automne 2013 une comète ancienne passera à côté de la Terre. Les astronomes s’attendent à ce que par sa luminosité elle éclipsera la Lune et sera observable à l’œil nu même le jour. La comète a été découverte par des astronomes russes. Ils ont établi que la comète a une trajectoire unique.

Elle passera dans le système solaire avant de retourner dans la région que nous appelons le nuage d’Oort, sphère gigantesque constituée de trillions de corps de glace à la frontière de notre système solaire. Son rayon représente près d’une année-lumière, soit un quart de la distance de l’étoile la plus proche du Soleil.

Lorsque les astronomes Vitaly Nevski et Artiom Novitchonok ont aperçu sur le moniteur une tache claire, ils ne savaient pas encore qu’il s’agissait d’une comète. Les chercheurs ont traité à l’ordinateur les photos du ciel nocturne, obtenues grâce au télescope de 40 centimètres dans la ville de Kislovodsk, dans le sud de Russie. De tels télescopes servent à découvrir des astéroïdes, explique Dmitri Vibe, en charge de la section de la physique et de l’évolution des étoiles à l’Institut de l’Astronomie auprès de l’Académie russe des sciences.

« Des astéroïdes, des comètes et d’autres corps célestes du système solaire se déplacent lentement sur fond des étoiles. Il est donc aisé de rechercher de tels corps grâce au programme assisté par ordinateur, qui compare les photos du ciel, prises à un certain intervalle, à partir de plusieurs minutes. Lorsque le programme enregistre le déplacement d’un corps sur les photos, il signale la découverte d’un astéroïde intéressant en puissance, ou, comme il s’est avéré dans notre cas, d’une comète ».

Pour le moment la comète se trouve au-delà de l’orbite de Jupiter. Les astronomes lui ont donné le nom d’ISON (International Scientific Optical Network), désignant le réseau informatique coordonnant des télescopes à distance, auquel est connecté aussi l’observatoire de Kislovodsk.

Cependant Dmitri Vibe a précisé que les découvreurs ne se sont pas servis du réseau ISON.

« Dans ce cas particulier, la comète a été découverte par des astronomes qui se trouvaient près du télescope. Ils menaient les observations eux-mêmes, et traitaient eux-mêmes les renseignements recueillis à l’observatoire. Mais il arrive que les astéroïdes ou les comètes soient découvertes à l’aide d’un accès à distance au télescope ».

A ce jour on ne peut observer ISON qu’avec de puissants télescopes. Mais déjà vers l’été elle sera visible avec de simples jumelles. Et en novembre on verra la queue de la comète, elle sera plus lumineuse et on la verra même le jour. /L

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