12 février 2013, 15:14

Retraite à 85 ans

Retraite à 85 ans

La subite annonce de « démission » du souverain Pontife Benoit XVI, a ce lundi bouleversé le monde Catholique. Le successeur de Jean Paul II a souvent écopé de critiques le disant trop conservateur, mais avec cette annonce il va surement rentrer dans le rang des innovateurs du Vatican.


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La subite annonce de « démission » du souverain Pontife Benoit XVI, a ce lundi bouleversé le monde Catholique. Le successeur de Jean Paul II a souvent écopé de critiques le disant trop conservateur, mais avec cette annonce il va surement rentrer dans le rang des innovateurs du Vatican. Il faut remonter à 1415 pour retrouver un pontife qui a renoncé à sa tache. La décision de Benoit XVI est motivée par une baisse de santé physique du Pontife, lui même s’est dit ne plus avoir les moyens d’assumer cette tache. Monseigneur Bernard Podvin, porte parole des évêques de France, avoue avoir été choqué par l’annonce si subite du Pontife, mais le soutient pleinement dans sa démarche :

 

Qu’est ce qui a poussé le Pontife à démissionner ?

Le Pape Benoit XVI explique lui même dans son texte, qu’il estime que pour exercer une mission très lourde il faut avoir les moyens physiques, dont il ne dispose pas, dont il ne dispose plus. Il estime qu’il n’a pas l’état de santé suffisant et il l’a fait avec une lucidité, que je trouve admirable. Cette journée qui est vraiment historique, force vraiment l’admiration et la reconnaissance de tous les Catholiques.

 

Si je comprends bien, il n’y a jamais eu de précédent de chose comme ça ?

De cette nature non. De cette nature on n’en trouve pas. C’est ce qui montre bien la profondeur de ce pas, sa liberté, son humilité. Il ne considère pas que la charge lui est due, il considère que la charge est plus grande que lui. « J’ai 79 ans » disait-il quand il était élu, « les cardinaux m’ont choisi, je ferais ce que je peux ». Et il avait déjà écrit dans un livre, il y a deux ans, que s’il n’avait plus les moyens, il trouvait normal, que le souverain Pontife, prenne à la fois le droit et le devoir de renoncer. Il est très cohérent avec lui même.

 

Ca aura un impacte quelconque sur l’Eglise Catholique ?

Ca a toujours un impacte, c’est un événement phénoménal au niveau de la planète, parce que le précédent Pape a opté pour être à la charge jusqu’au bout. Qui est aussi une façon respectée, mais différente. Et effectivement on assiste à quelque chose d’historique.

 

L’Eglise Catholique française est derrière le Pape pour cette décision ? Elle l’approuve totalement ?

Bien sûr, complètement. Nous sommes bien sûr surpris de la décision prise officiellement ce matin. Nous sommes sous le choc et l’émotion. Mais l’affection envers Benoit XVI est très grande, le Pape Benoit XVI a une très grande culture française, une connaissance de la France remarquable. Benoit XVI avait marqué son attachement très fort envers l’Eglise française. Pour les Français c’est un très grand événement et une attente de l’avenir. Mais on a aussi la certitude que Benoit XVI continuera d’exercer un rôle important d’ordre spirituel. Il désire se retirer, c’est légitime, nous lui souhaitons le repos amplement mérité et la retraite spirituelle qu’il désire.


Ce retrait un peu spécifique de Benoit XVI, est ce qu’il ne va pas changer toute la procédure de l’élection d’un nouveau Pape ou ça ne va rien changer du tout ?

Ca change rien, parce que la perspective d’une démission, comme celle du décès sont envisagées dans le code de l’Eglise. L’Eglise envisage plusieurs hypothèses pour la vacance du siège pontifical. Après sa renonciation officielle du 28 février il y aura la convocation d’un conclave et il y aura un successeur peut être autour de la fête de Pâques.

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